dimanche 21 juillet 2013

Louisbourg

Aujourd’hui, nous avons fait un voyage dans le temps : nous sommes retournés vers la fin de la décennie de 1750, alors que les Anglais prenaient possession de la Forteresse de Louisbourg, port d’entrée important de la Nouvelle-France.  Selon Parcs Canada, il s’agit du plus grand site historique vivant du pays.  Selon nous, c’est en effet un des plus grands sites de reconstitution historique, en superficie et en bâtiments, que nous ayons visités.  La visite nous a pris environ 3h 30.  Nous ne sentions plus nos pieds à la fin de la journée, nous étions usés jusqu’aux rotules.
 
À certaines heures, des comédiens animent différentes scènes de la vie d’antan.  Nous avons été témoins d’une humiliation publique.  L’ivrogne avait volé une bouteille de vin afin de l’offrir à la mère de sa future épouse.  Il y a eu des danses, de la musique et des histoires sur la place publique.  Nous avons suivi une parade militaire dont les fantassins jouaient de la flûte et du tambour.  La parade finissait au centre du Fort et nous conduisait à l’exercice de tir avec des mousquets.  La journée a été bien remplie !  Les différents bâtiments rappelant les débuts de la colonie (magasins, boulangerie, maison du Gouverneur, caserne, maison du pêcheur habitant, etc.) ont été rebâties selon les normes de l’époque.  Certains ont même été érigés sur les fondations originales. 
 



 
 
Au total, 5 000 fleurs de lis ornent les lieux, soit sur des toits de bâtiments, soit sur les portes en bois, soit brodées sur des couvertures, soit peintes sur la porcelaine et la faïence de la vaisselle.  Difficile de dire que le lieu n’a jamais été français !
 
Louisbourg était notre dernière visite de notre voyage.  Demain, nous profiterons de la plage pour retourner vers Nicolet le lendemain.  Ce fut un monde de découvertes à chacune des destinations que nous avons faites.  C’est loin, mais c’est beau ! 
 
Si j’avais des recommandations à faire, pour les futurs visiteurs, j’aimerais vous dire qu’il faut savoir qu’il y a des ponts payants pour entrer et sortir d’Halifax, que les routes sont très  tortueuses, que les villages sont tous éloignés les uns des autres, que les épiceries ferment à 17 h le samedi et de 12 h à 16 h le dimanche.  Pour les points forts, vous irez à la rencontre de gens extrêmement sympathiques (quoique majoritairement anglophones, mais on leur pardonne …), la nature vous offrira des spectacles à jamais gravés dans votre mémoire, vous pourrez entrer en contact avec l’histoire qui a forgé les débuts de notre pays.  
 
Même si ce n’est pas dans un de vos projets futurs, j’espère vous avoir au moins transmis NOTRE plaisir à visiter la Nouvelle-Écosse.  Je vous remercie de votre fidélité de lecteur, vos commentaires sur Facebook me donnaient la motivation supplémentaire pour poursuivre mon écriture.  Il n’y a rien de mieux qu’écrire quand on sait que nous serons lus.
 
On se dit à la prochaine ! 

samedi 20 juillet 2013

Une journée à la plage

Nous avons eu le 37 degrés humidex annoncé !  La température sur le bord de la mer est tellement imprévisible !  Nous avons décidé de profiter du camping et de sa plage.  Yvan s’est occupé du lavage, Étienne a livré des combats imaginaires aux vagues et moi, je me suis abandonnée aux plaisirs du cerf volant et du soleil.  N’en déplaisent aux Trois Accords ou à Philippe Katerine, nous n’avons pas été Tout nus sur la plage et nous n’y avons pas mangé de banane.
 
Je vous propose quelques clichés de notre journée à la plage.







Demain, nous irons visiter Louisbourg en passant par Sydney.  Le soleil et le vent m’ont exténuée.  Je pense que nous ferons un gros dodo !

vendredi 19 juillet 2013

La Cabot trail

Ce matin, nous avons décidé d’explorer la Cabot trail, circuit incontournable de 268 kilomètres du Cap Breton.  Notre « grand tour de machine » de 5 heures s’est entamé par le Nord pour se terminer par le Sud, car le circuit forme une boucle.
 
Sur la rive nord, il est possible de lire des écriteaux portant les noms de famille Leblanc, Chiasson, Boudreau, Haché, Aucoin, Cormier, etc.  On parle surement français dans le coin !  Incroyablement, le paysage est à couper le souffle tout au long du trajet.  La route étroite monte lentement, mais constamment, descend par moments, tortille entre les montagnes et présente, du côté passager, une crevasse à donner le vertige.  Une route comme je les aime, quoi !  Les oreilles vous bouchent en montant et vous débouchent en descendant.  L’altitude fait sentir sa pression sur nos poumons.  La route nous fait gravir la montagne French jusqu’à 455 mètres d’altitude et la montagne North à 445 mètres d’altitude.  Aujourd’hui, on s’est envoyé en l’air !  La montagne North détient le record du sommet le plus élevé du Parc national du Canada des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, soit 532 mètres de hauteur.  La route ne nous permet pas d’atteindre ce point.  Plusieurs belvédères sont aménagés pour permettre aux touristes de s’imprégner du spectacle haut en couleur.  Nous nous sommes arrêtés quelques fois et voici certains extraordinaires points de vue.
 


Au belvédère de la Vallée de la rivière Mackenzie, personne ne parle, un silence religieux.  Je crois qu’un sentiment de respect règne sur ces lieux, le respect pour la création.  Pour ma part, j’étais fascinée, voire dépassée, par autant de beauté et d’immensité.  C’est magnifique !


 
De l’autre côté de ces monstres de la nature, au creux de ceux-ci, il y a le village de Pleasant Bay.  Quand on sait que c’est la seule route qui les lie au monde et après tout le parcours fait en montagne, la seule question qui m’est venue à l’esprit est : « Qu’est-ce que ce monde-là fait icitte ? ».  La pêche, le tourisme, l’artisanat, …  À quelques kilomètres de là : Cape North, le point le plus éloigné de la Cabot trail … et il y a une maison à vendre au village (!?!).  Pour me faire plaisir, j’ai vérifié sur Google Maps.  Cape North est à 1462 km de Nicolet.  Hélas ! 15 heures de route nous séparent Cape North !  Ce village est le point de départ du versant sud de la Cabot trail.
 
Pleasant Bay
 
Nous avions besoin d’un arrêt.  La houle des montagnes nous prenait au corps.  C’est à Ingonish que nous avons diner-souper vers 16 heures.  Encore deux heures et demie de route étaient devant nous avant de regagner le campement.  La pluie était plus forte que sur le versant nord.  Enfin, nous arrivâmes au traversier de Englishtown.  Il en coûte 5,50$ pour l’utiliser et éviter d’autres routes sinusoïdales de la Cabot trail.  Une heure après, nous étions « effouèrés » dans la tente-roulotte, ne pouvant plus supporter le fait d’être assis.

 
 
Mon beau Yvan profite de la soirée pour stabiliser son centre d’équilibre, le chemin tortueux de la montagne a stimulé des envies de labyrinthite. 
On annonce 37 degrés avec humidex demain.  Aux vents qu’il y a présentement, je suis un peu sceptique …

jeudi 18 juillet 2013

L'arrivée au Cap Breton


Alors, oui !  Il a plu cette nuit et le ciel était incertain ce matin.  Nous avons pu plier bagages au sec malgré les averses qui étaient prévues à Météomédia.  C’est sous un ciel nuageux que nous avons pris la route 104 à 11 h pour Inverness, NS.

Ce n’est qu’en atteignant la route 19 nord que le paysage change de costume : il troque ces habits vert sapin pour une terre rouge escarpée, des montagnes de variantes de verts et d’une onde à perte de vue bleu marine.  C’est exactement le décor que j’imaginais en lisant le roman du Tartan et du Chardon; on se croit dans les Highlands d’Écosse.  Pour ce qui est de Jamie, chères amies qui avez lu le roman, je ne l’ai pas encore croisé.  Je vous tiendrai au courant … 


À certains moments, j’avais l’impression d’être dans le roman du Seigneur des anneaux et de longer les monts brumeux.




Une fois installés au camping McLoad’s, nous avons pris le loisir d’aller voir la mer de près.  Je vous laisse regarder les images, il n’y a pas de mots pour ça …










Vous savez quoi ?  Il y a déjà plein de sable dans la tente-roulotte !
 
Nous n’avons pas encore planifié la journée de demain, il y a un bruit de vagues qui nous revient dans les oreilles sans arrêt et qui nous empêche de réfléchir.

À demain !

mercredi 17 juillet 2013

Région du South Shore

La journée commence avec des pantalons longs et un chandail chaud.  Le ciel est couvert et le vent nous salue.  Yvan fait les réservations pour notre prochain camping puisque nous allons nous déplacer vers l'ile du Cap Breton.  Malgré son anglais de vache espagnole, il a réussi à se faire comprendre.  Il faut absolument que je capte Yvan qui parle en anglais sur vidéo un de ces jours, ça me fait trop rire !

La première visite du jour s'est faite à Peggy's Cove.  Je n'ai jamais vu d'eau aussi bleue !  Quand on me parlera de la couleur bleu marine, je vais en avoir une nouvelle représentation à partir d'aujourd'hui.  La photo n'est qu'une pâle copie de la réalité !  

 
Mis à part l'écrasement de l'avion de Swissair en 1998 qui a fait connaître ce village de pêcheurs, le phare de Peggy's Cove est apparemment un des phares les plus photographiés au Canada.  Sur le Cap de roches entourant ce phare, encore en fonction d'ailleurs, on a l'impression que le monde nous appartient, que l'océan s'offre à nous tout entier.  Il est difficile de ne pas être envahi par un sentiment d'immensité.  

Yvan : "J'y suis monté ! Je suis un surhomme !"

Le village au pied du phare est une attraction en soi. Les maisons colorées de pêcheurs offrent un paysage unique en son genre.  Il y a d'ailleurs une maison à vendre au centre du village.  C'est un peu loin de Nicolet cependant pour une résidence de vacances ...


Notre principale activité à Peggy's Cove a été de prendre le temps de respirer l'air salin.  Je ne connais pas encore de dispositif multimédia pour vous partager l'affluence maritime, il faudra venir sentir par vous même 😉.


La deuxième visite de notre journée fut la ville reconnue par l'UNESCO comme faisant partie du patrimoine mondial : Lunenberg.  Encore ici, des résidences et des bâtiments datant du 19ème siècle nous en mettent plein la vue.  

La maison Fleur de sel

Cette ville fut le chantier naval de plusieurs grands bateaux dont le Bluenose I (oui, oui ! Le bateau du 10 cents !).  Le seul fait de marcher dans les rues attenant au port nous fait voyager dans le temps, même si c'est très commercialisé.  Nous n'avons pu résister au musée de la pêche de l'Atlantique.  Il s'agit d'un musée qui compte trois étages : l'aquarium et deux étages d'expositions.  La visite se fait autant à l'intérieur qu'à l'extérieur.  Un bateau de pêcheurs de haute mer est à quai sur le site du musée et nous avons été enchantés par notre exploration du bâtiment.  Étienne s'est transformé en baleinier aujourd'hui.

 
Vraiment, nous aurions manqué quelque chose si nous avions décidé de ne pas se rendre à Lunenberg !

De retour au camping de Dartmouth, nous nous préparons à plier la tente-roulotte pour demain matin. Nous nous rendrons à Inverness (Ah ! Ha ! Mes amis des Bois-Francs ! Ne vous méprenez pas !).  Ce sera notre point de départ pour l'est de la Nouvelle-Écosse.  De notre camping, nous aurons accès au détroit de Northumberland.  La mer à nos pieds ...

Y aura-t-il une averse cette nuit ?  Telle est la question !



mardi 16 juillet 2013

Port-Royal et Annapolis Royal

Après une 2ème nuit à dormir les fenêtres de la tente-roulotte ouvertes, une température plus douce qu'hier nous accueillait ce matin.  Notre café et notre p'tit dèj avalés, nous avons pris l'autoroute 101 pour nous rendre à Port-Royal.

La route secondaire pour s'y rendre fait partie de ce que l'agence touristique appelle "Evangeline trail".  Des maisons et des jardins rappelant le style victorien agrémentent le paysage entre monts et mer.  Plusieurs résidences sont ornementées de rosiers et d'hydrangers Anabel.  Les terrains sur lesquels les résidences reposent sont vastes et bien entretenus.  

 

L'habitation du début de la colonie est en fait une reconstitution de l'Habitation originale.  Les historiens et ouvriers ont respecté les indications fournies par les écrits laissés par Samuel de Champlain quant à l'emplacement et l'architecture du bâtiment.  Ce poste de traite se dresse sur un promontoire permettant d'admirer la Baie de Fundy.  



 

L'Habitation est toute simple, mais fonctionnelle pour les colons de l'époque dont plusieurs sont morts du scorbut.  Le site ne néglige aucunement l'importance de l'aide amérindienne des Mi'kmacs.  Un tipi se dresse non loin de l'Habitation, comme en 1600.  Et oui, notre Étienne s'est pris pour un soldat de la Nouvelle-France pour quelques minutes !


 

En tout, il nous a fallu environ 1 heure pour faire le tour de ce site historique.

Pour changer des visites à saveur d'antan, nous nous sommes dirigés vers les jardins historiques d'Annapolis.  Nous allions à cet endroit pour y voir des aménagements floraux, mais il s'est avéré que ce lieu fait aussi partie du patrimoine du coin.  Voilà une belle promenade à faire pour les amoureux d'horticulture !  Les plantes sont rustiques, mais elles sont agencées avec goût.  Les rhododendrons ponctuent les sentiers.  En saison, la floraison doit offrir un superbe spectacle  !  

Mon jardin préféré : la roseraie.  Est-ce qu'on pourrait y trouver la Reine de cœur jouant au croquet selon vous ?


 

Yvan ayant dans l'idée de visiter Yarmouth propose alors, en fin d'après-midi, de s'y rendre.  Nous roulons donc sur la 101 pour décider de quitter l'autoroute à la hauteur de Comeauville pour suivre la route 1 qui longe la côte acadienne de la Baie de Fundy.  Prendre les chemins les moins fréquentés réservent de belles surprises.  Les villages côtiers sont pittoresques.  Nous étions aux antipodes de l'effervescence d'Halifax.



En arrêtant à une épicerie de village, nous avons pu bivouaquer.  Les gens semblaient fort heureux de pouvoir nous parler en français.  J'ai alors goûté à mon premier donair.  Délicieux !  Et que dire de la petite sauce qui accompagne le sandwich ... Hummm !  J'en ai aussi profité pour acheter un pot de hareng pêché et canné dans ce coin de pays (miam miam miam).  

Aussi loin que la journée pouvait nous porter, nous avons rebroussé chemin à Hebron.  Nous étions presque rendus à Yarmouth !  En calculant le temps du retour, de ce point, nous serions de retour pile poil pour le couvre-feu du camping.  Ouf ! Nous sommes rentrés au bercail au moment où le gardien fermait la barrière.  

Lorsque le jour se couche en Nouvelle-Écosse, j'ai remarqué qu'une bruine descend pour enlacer les montagnes.  J'aime ce décor de fin de journée !  Je crois que je comprends pourquoi la couleur du tartan est le vert ...

 

Étienne me dit, sur la route du retour :"Regarde Maman ! On dirait bien qu'il va faire beau demain !"  Oui, il fera beau demain !  Peggy's Cove et Lunenberg nous attendent !

 

Whaaan ! C'est l'heure d'aller faire dodo !





lundi 15 juillet 2013

Centre-ville d'Halifax

Après avoir finalisé notre installation faite à la sauvette hier soir, nous nous sommes rendus aujourd'hui à la Citadelle d'Halifax. Évidemment, il est difficile pour deux enseignants formés en histoire de passer à côté de cette forteresse qui a défendu le reste du Canada vers 1800. Nous avons emprunté le pont payant Mackay pour aller dans la ville et emprunté le pont payant MacDonald pour en sortir.
La visite guidée, d'environ 45 minutes, fut fort instructive et quelle vue imprenable sur l'Atlantique de ce point de vue !
Les Britanniques y ont laissé un héritage important. Nous avons pu entendre jouer de la cornemuse et assister à un exercice de tir. Avec le soleil qui plombait, je plaignais les comédiens costumés ! Nous avons apprécié la fraicheur des geôles et des remparts, construits avec de la pierre de fer et du granit. Étienne s'est transformé en photographe historique et a beaucoup aimé sa visite qui parlait de fusils et de canons.
Pour mes amis enseignants, sachez qu'une école était intégrée à la Citadelle pour les enfants des soldats. C'était la première fois que je voyais une visionneuse d'époque avec des diapositives illustrant des peintures de saints et de paysages. Aussi, le porte-plume de classe a attiré mon attention.
Nous avons donc quitté la Citadelle vers 15 h et le GPS nous indiquait que la Brasserie Alexander Keith était à 10 minutes de marche. Avec mon talent incroyable pour lire les cartes, nous avons plutôt marché 30 minutes. La visite ne se fait qu'en anglais et nous avons perdu beaucoup d'informations à cause de cela. Les comédiens, excellents d'ailleurs, parlaient trop vite pour nous. Nous avons toutefois compris sans problème que le moment était venu pour faire une dégustation. Des chants et des histoires drôles ont été proposés aux visiteurs, le temps de "caler" notre bock. On nous a fait vivre un moment des soirées festives qui devaient avoir lieu à l'époque où la Brasserie était un endroit très prisé d'Halifax.
Notre visite terminée, nous avons pris le temps de marcher sur les quais auprès desquels plusieurs bateaux de croisière sont amarrés. Plusieurs modèles d'embarcations s'offrent aux touristes : bateau de pirate, bateau amphibie, bateau à voiles, mais notre préféré, à Étienne et à moi, c'est Theodore !
La rue Sackville se rend directement aux quais et elle descend à pic. Nous avons dû la remonter péniblement sous un soleil de Terre de feu pour regagner notre véhicule. L'horloge indiquait 18 h. 

 Bien sûr, cette journée remplie s'achève sur un plaisir de camping : la guimauve flambée ! 



"La guimauve presque parfaite."


 Nous prévoyons nous rendre à Port Royal demain et si nos jambes nous soutiennent, nous aimerions aller faire un tour à Annapolis Royal. À demain les poussinots et les poussinettes !