dimanche 17 juillet 2016

Côte-Nord 2016 : Havre Saint-Pierre

Wow ! Quelle journée !

Nous avons passé tout l’après-midi en croisière dans les Iles Mingan.  Nous avons fait deux escales : une à l’Ile Niapiskau et l’autre à l’Ile Fantôme.  Pendant l’excursion dans les Iles, nous avons été accompagnés par des Marsouins et par des petits rorquals.  Le soleil était au rendez-vous et la température était merveilleuse !

Petit rorqual

Après environ 40 minutes de navigation, nous sommes débarqués sur l’Ile Niapiskau.  Pendant une heure, un guide de Parcs Canada nous a informé sur la formation des monolithes, uniques au monde parce que entièrement naturels.  Aucun humain n’est intervenu sur la sculpture des pierres, tout s’est fait au fil du temps par le dépôt de calcaire, l’action des glaciers, des plaques tectoniques et par l’érosion de l’eau.  C’est vraiment fascinant !  En marchant dans les sentiers d’interprétation, nous avions l’impression de voyager dans le temps et de se retrouver à l’époque de l’âge de pierre.  Ça ne se décrit quasiment pas, ça se vit !  C’est vraiment une visite incontournable des Iles Mingan !

Arrivée sur l'Ile Niapiskau
Pierre calcaire en sédiment
Sentiers aménagés
Pierre fossile
Pierre fossile

Après cette visite, nous avons repris la mer pour explorer une autre ile, l’Ile Fantôme.  Cette visite fut davantage portée sur la flore spécifique des Iles Mingan.  Selon les répertoires, en grande partie appuyés sur les travaux du Frère Marie-Victorin, il y a plus d’espèces de plantes sur les iles que sur le territoire de la Côte-Nord.  Pendant notre visite, trois petits rorquals nous ont tenu compagnie, volant la vedette au guide-animateur.  Aussi, nous avons eu le plaisir de croiser un renard noir.  Je ne savais même pas que ça existait …


Plante carnivore de l'Ile Fantôme
Renard noir de l'Ile Fantôme

Nous terminons notre voyage avec une pizza aux fruits de mer de chez Julie et une bonne bière.  Nous plions bagages demain pour retourner à la maison l’esprit lavé par le vent marin.


samedi 16 juillet 2016

Côte-Nord 2016 : Clark City et le Vieux poste de Sept-Iles

Sous une recommandation insistante d’Yves Laurencelle, nous avons décidé d’aller visiter le centre d’interprétation de Clark City, près de Sept-Iles.  Cette visite historique fut très instructive.  On y a appris comment la première industrie de la Côte-Nord y avait établi son usine de transformation du bois en pulpe.  Pour arriver à faire fonctionner l’usine, les frères Clark ont dû ériger leur propre barrage hydroélectrique sur la rivière Sainte-Marguerite et ils ont dû construire le premier chemin de fer de la Côte-Nord.  D’ailleurs, une locomotive appartenant à la compagnie est exposée à l’entrée de la municipalité ainsi que la « crapaude », machinerie qui permettait de charger les wagons (« grap and hold » en anglais devenu « crapaude » en français).  La pulpe était ainsi acheminée vers une autre usine de transformation : la pulpe allait devenir de la pâte à papier.  Quelques bâtiments ont résisté au temps et à la modernité.  On ne peut pas les visiter puisqu’ils ont une autre utilité aujourd’hui.


Vieux poste de Sept-Iles
Nous avons passé la 2e partie de notre avant-midi au Vieux poste de traite de Sept-Iles.  Il s’agit en fait d’une reconstitution historique de bâtiments sur le site original du poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson.  La visite en vaut le détour !  Même avec nos connaissances en histoire et nos nombreuses visites de sites de ce genre, nous en avons encore appris sur cette période de la Nouvelle-France.  Les guides-animateurs, habillés en costumes d’époque, sont très enthousiastes de partager l’histoire de leur coin de pays.  Ma préférence a été pour la présentation du jeune Montagnais sur la vie des amérindiens.

Nous avons terminé notre journée avec une balade sur la plage de la rivière Moisie.


Demain, nous prendrons la route pour le dernier bout de notre voyage : nous nous rendons à Havre Saint-Pierre.





Vieux poste de Sept-Iles

vendredi 15 juillet 2016

Côte-Nord 2016 : Le jardin des glaciers et le phare de Pointe-des-Monts



S'il y a une visite à ne pas manquer, c'est bien celle de l'expérience multimédia du Jardin des glaciers. La visite se déroule en 4 moments.  Les trois premiers sont une expérience multimédia dans trois salles différentes dans lesquelles, par des moyens technologiques ingénieux, on nous explique la formation des glaciers en Amérique du Nord; la fonte des glaciers, qui a formé le relief actuel du Québec et l'avenir des glaciers, en ces temps de réchauffement climatique.  Je fus comblée par la présentation à la fois historique et scientifique.  L'époque préhistorique est un créneau que les chercheurs associés ont su exploité.  J'ai vraiment adoré !  Utiliser une chute d'eau comme écran de projection pour représenter la fonte glaciaire, il fallait y penser !

Après l'expérience multimédia, une guide a complété les informations et je dirais, qu'elle les a rendues plus accessibles.  Ce fut très, très instructif !

Nous voulions nous rendre à la vallée des coquillages pour clore notre journée de visite, mais le poste était déjà fermé au moment où nous sommes sortis du musée.  Ce musée qui, soit dit en passant, a été aménagé dans une ancienne église catholique.  Un autre atout pour cette visite à mon avis : les propriétaires ont su recycler avec génie des monuments non-utilisés par la population.



En route vers Sept-Iles, nous avons fait une pause de la route au phare de Pointe-des-Monts.  Sans avoir pris le temps de visiter, nous avons toutefois pu apprécier le superbe décor maritime et respirer l'air du large.  Le soleil était au rendez-vous et ça nous a bien fait plaisir !

Nous sommes finalement arrivés au camping Laurent-Val, à environ 30 minutes en retrait de la ville de Sept-Iles, adjacent à la rivière Moisie.  La plage de sable est invitante malgré les nuages qui nous suivent depuis Tadoussac.



Il n'y a aucun réseau Internet de disponible.  Si on veut utiliser nos appareils, nous devons se rendre en ville.  Présentement, je suis dans le stationnement du centre commercial, branché au réseau gratuit du Wal-Mart pour vous écrire.


mardi 12 juillet 2016

Côte-Nord 2016 : Manic 2 et Manic 5



Nous étions au poste d'interprétation de Manic 2 pour la visite de 9 heures.  La visite, d'une durée de 1 h 30 a été fort intéressante.  Ça m'a été bénéfique de me faire rappeler le fonctionnement des turbines et comment l'électricité se rendait jusque dans nos maisons.  Nous avons pu visiter la centrale hydroélectrique ainsi que l'intérieur du barrage.  On nous a expliqué pourquoi il y avait des coulisses d'eau à l'intérieur du barrage : c'est parce que le béton, c'est poreux.

Et voilà ! Nous avions trouvé le mot du jour : "poreux".  Étienne et moi n'avons pu faire autrement que de rendre hommage à notre idole M.Mousteille tout au long de la journée : "Toute est trop poreux icitte."



Sans attendre, nous avons pris la route pour le barrage Manic 5.  Deux heures et demie de route de bois tortueuse et montagneuse.  Le coeur en haut, le coeur en bas, penche à gauche, penche à droite.  Nous avons quand même fait une pause repas au kilomètre 94 (ou au Relais Manic-Outardes).  Un petit resto-cafétéria sans prétention qui offrait un menu du jour ou des hamburgers/hot dogs/poutines.  Mais comme la livraison de fromage en crottes n'était pas encore arrivée, Étienne s'est rabvattu sur une frite-sauce.  Au moins, ça nous a permis d'avoir un fond dans l'estomac pour le reste de la route.

Nous sommes arrivés à Manic 5 pour la visite de 13 h 30 ...




C'est vraiment majestueux comme structure !  Ça vaut le déplacement !  Ma déception a été cependant que la partie théorique était très très similaire à celle de Manic 2.  Il a fallu prendre l'autobus pour pouvoir visiter les installations tellement le site est grand.  

Étienne qui attend l'autobus avec impatience.

On syntonise le canal 2 pour avoir la visite guidée.

Vue au pied de l'arche centrale du barrage.

Sur le chemin pour aller sur le dessus du barrage

Après avoir visité la centrale et l'intérieur du barrage, nous avons circuler sur le dessus du barrage.  De là, nous avons vu le réservoir, d'un côté, et la vallée, de l'autre côté.   

Côté réservoir
Côté vallée
Plaques commémoratives de l'ouverture de la centrale.

Nous sommes allés sur le belvédère, un merveilleux site d'observation des infrastructures.  C'est sur ce point de vue que se terminait notre visite.



Du belvédère

Nous avons donc pris les montagnes russes du retour jusqu'au campement.  Nous étions très heureux d'arriver, la bière était bonne !  Au total, nous avons parcouru 428 km dans notre journée.  















dimanche 10 juillet 2016

Côte-Nord 2016 : La croisière aux baleines

Nous sommes partis de Cap Bon Désir dès 9 h afin de récupérer nos billets au bureau de la compagnie AML.  Il nous restait assez de temps pour déjeuner-diner à L'Auberge du Lac et pour flâner dans les petites boutiques autour de la station pour la navette qui allait nous transporter jusqu'au quai de Tadoussac.  Nous avons abouti à la boulangerie "À l'Emportée".  Yvan s'est acheté une grosse brioche et j'ai acheté 3 petits pâtés à la viande et un pain du jour "bacon, ciboulette et aneth".  Ça sentait bon dans la boulangerie !!!


Nous sommes finalement embarqués à bord du Zéphyr à l'heure prévue.  Il faisait froid, il pleuvait et il ventait.  Nous nous étions trouvés brillants de choisir un bateau avec une cabine pour passagers.

Départ pour l'excursion aux baleines - Hôtel Tadoussac


Nous avons pris le large, là où il n'y avait qu'un horizon tout le tour de nous.

Phare en haute mer à vendre

Le bateau s'est arrêté à une jonction de deux courants, lieu de prédilection pour observer des baleines.  Comme la nourriture y est plus abondante, les mammifères marins y sont plus présents.  Ça n'a pas été bien long avant de voir apparaitre les premiers souffles de rorqual commun.  La guide nous a très bien expliqué comment être attentifs aux mouvements des animaux.  Je n'ai pas réussi à prendre de photo parce qu'on ne sait jamais à quel moment ni où se manifesteront les animaux.  Nous avons quand même eu le privilège d'en voir une passer très très près du bateau.  Nous avons pu observer son long dos et son aileron dorsal.  C'est vraiment impressionnant !  


Étienne avant de voir les baleines
Étienne après avoir vu des baleines
  
Mine de rien, la pluie s'était dissipée et le vent était tombé.  J'avais les mains gelées, mais je m'en foutais !  Le spectacle en valait la peine !  Ça en valait tellement la peine, qu'Étienne est sorti de sa coquille d'ado et se déplaçait joyeusement sur le pont pour n'en manquer le moins possible.  En plus du rorqual commun et du petit rorqual, un phoque gris est venu se montrer le bout du nez.






Après trois heures en mer, nous sommes revenus sur la terre ferme, fatigués et enchantés par notre expérience.  Nous avons choisi de revenir au campement, sachant que nous plions bagages demain.

Baie Sainte-Catherine
Baie Sainte-Catherine
Sur le chemin du retour, nous avons exploré le village des Bergeronnes parce que je voulais aller voir la boulangerie dont m'avait parlé ma collègue Lucie Lefebvre. J'ai réalisé tout le détour que nous faisions dans ma jeunesse, avant la construction de la voie de contournement du village.  Je me suis aussi rendu compte que le village des Bergeronnes s'étendait de l'autre côté de la route 138.  C'est là que nous avons trouvé "LA" boulangerie que je cherchais.  

Nous avons acheté 2 brioches (pour Yvan et Étienne), une fesse de pain et une cochonne à cette boulangerie artisanale.  Ha ! Ha ! Ha ! Oui, oui ! Une cochonne !  Il s'agit d'une tarte salée aux lardons et au fromage cheddar.  Elle s'est laissé manger en quelques bouchées ...  

Ça va faire beaucoup de pain pour aujourd'hui ... Eille ! On est en vacances !  

...


Pis c'est bon du pain !

Merveilleux !  Le soleil arrive en fin de journée !  Nous allons pouvoir souper au sec !

Départ pour Manic 2 demain avec un arrêt à Forestville pour aller voir des gens qu'on ne voit pas assez souvent.



vendredi 8 juillet 2016

Côte-Nord 2016 - Les Grandes Bergeronnes


Les vacances sont enfin arrivées !  Sentez-vous l'excitation et l'enthousiasme de prendre le large vers de nouvelles découvertes ?  Nous, oui ! Surtout que nous allons étrenner notre nouvel équipement de camping.  Nous avons vendu notre "grosse" Fleetwood 8 places à une famille de 4 enfants et avons acheté une  "petite" Starcraft 6 places.  Comme nous avons moins d'enfants qui suivent, nous n'avions plus besoin d'être aussi grandement.

Nous avons quitté Nicolet vers 8 h 30 pour nous diriger vers notre première destination : les Grandes Bergeronnes.  Nous avons choisi de rester au camping Cap Bon Désir pour le weekend.

Étant donné que nous sommes arrivés assez tôt en après-midi, nous avons pris le temps d'explorer le magnifique camping.  C'est très propre !  Le site offre une vue à couper le souffle.  Le cri des mouettes me permet de "switcher" le mental à "off"... Les conditions gagnantes sont en place pour décrocher, je vous l'assure !

Une première balade en après-midi me permet de renouer avec ma "Canon" et je m'amuse à prendre quelques clichés.  Je me rends compte que je me suis ennuyée de ma caméra ...

J'en profite pour me faire quelques amis : Saturnin le canard, une marmotte pas de culotte et le castor bricoleur.  Yvan et moi avons même croisé un lièvre sur un sentier pédestre du camping.

Le contact avec la nature, il n'y a rien de mieux pour se reconnecter à soi !